29 octobre 2009
Pour qu'il dépose les armes...
Texte écrit pour Aléa. " Leçon de seduction": où, quand, comment approcher l’être aimé, ou simplement désiré.
Je sentais que moins tu me regardais et plus tu avais envie de me toucher. J'avais juste envie que ta main remplace ce regard pénétrant quand tes yeux glissaient dans mon décolleté , qu'ils recouvraient mes hanches et la courbure de mes reins. Mon corps avait juste envie de sentir ta main sur mes seins, mais c'est la caresse de ton regard qui me faisait frissonner.
J'étais là devant toi, perlée de gouttes d'eau juste couverte d'un drap de bain. Je cherchais dans tes yeux une invitation à venir vers toi! J'aurais put laisser glisser cette serviette au sol, venir plus près de toi, frotter mon corps humide contre le tien. J'aurais put laisser courir mes doigts sur tes muscles saillants, les glisser doucement jusqu'à la boucle de ton ceinturon et te ronronner trois mots doux dans l'oreille.... Mais non, cela aurait été trop facile! Je voulais que tu sois celui qui ne résisterai plus! Je voulais qu'enfin se soit toi qui cède sous la pression du désir, je voulais qu'enfin se soit ta raison qui défaille... Je voulais juste que se soit toi qui vienne dans moi!
Ton regard se plongeait enfin dans le mien, lentement, intensément, follement, passionnément... Il remontait vers la cambrure de mes reins. Enfin mon corps ne t'inspirait plus que des caresses, je sentais que j'allais juste renaître, là devant toi, tant nos corps brûlaient de désir... Enfin tu déposais les armes! Envolée la raison, dévorés par l'emprise de nos sens je savais que là maintenant j'allais juste t'appartenir... Je savais qu'enfin ton désir avait été plus fort que ta raison! Je savais à cet instant précis, où nous étions ventre contre ventre, qu'enfin nos corps allaient s'incendier et que nous allions nous consumer comme le font tous les amants d'un soir...
01 septembre 2009
L'espoir est une mémoire qui désire
Texte inspiré de cet atelier
Ma vie est sans éclat, elle ne cesse de revenir sur elle même! Je vais avoir 40 ans et j'en suis au même point! Tout dans ma vie me ramène vers toi... Toi qui est toute la nostalgie de mes années d'innocence... Pourtant, j'ai certes multiplié les maîtresses, mais je sais que c'est avec toi que j'ai connu le véritable bonheur! J'ai tellement mal vécu ton départ que je n'ai put me résoudre à errer d'aventure en aventure sans jamais m'engager! Depuis ton départ je vis en rupture, je vis ailleurs, je suis en rupture avec moi, en rupture avec ma vie, avec ce que j'aurai voulu être, je vis en rupture de nous!
On ne cesse de me répéter que c'est normal, que c'est parce que je vais avoir 40 ans, mais je sais que c'est surtout parce que ton fantôme m'accompagne encore et que je ne peux l'arracher de moi! J'ai passé ma vie à nourrir mes regrets. Ceux d'avoir laissé le silence s'installer avec la distance, alors que je continuais tellement de te désirer et de t'aimer... En réalité, je t’aimais trop! J' avais peur de ne pas être à la hauteur, j’avais peur de ce désir pour toi… Et puis t’aimer, être aimé dans la frustration de l’absence ce n’est pas facile, et surtout c’est un déchirement ! Alors j’ai fuis... Non, en fait je me suis effacé, j’ai disparut… C’était mieux ainsi! C’était moins douloureux, nous étions jeunes, nous étions loin... Lâchement j’ai préféré abandonner la partie, car c’était insupportable de te savoir si loin de moi!
Le temps a passé, j'ai parcouru du chemin depuis et toi aussi... J'ai perdu certaines de mes illusions mais pas l'intensité des sentiments que je te portais! Si tu savais comme il est facile de se perdre dans le désir... C’est pourquoi je n’ai jamais cessé de te rêver! Je ne t'attendais pas, je n'attends plus j'ai juste encore l'espoir de te revoir; en fait je ne cesse de t'espérer... Ma mémoire entretient les souvenirs que j'ai de toi mais parfois je me demande si je n'ai pas, avec le temps, imaginé une femme qui n'existe pas... Rien que ton seul souvenir me hante, telle une obsession entretenant mon désir que j'éprouve pour toi! Pourtant, quand je pense à toi je ne suis pas triste, juste mélancolique! Le temps n’a hélas, pas eu de prise sur mes souvenirs :ton image est toujours aussi nette et intacte! Les autres ne comprennent pas que je suis d’une nature sensible et romantique et que j’aime t’idéaliser...
J’ai bien essayer de te retrouver mais là on me disait que j’étais fou, que j’étais égoïste… Je voulais savoir ce que tu étais devenue … Alors je t’ai revue! J’avais tant espéré ce jour! Tu avais toujours cet adorable accent qui m’avait plut dès le premier jour, dans cet appartement du 8A, quand tu m’as salué timidement… Ton regard n’avait pas changé, toujours aussi intense quand tu le plongeais dans le mien! Comme c’était étrange de se retrouver là en face de toi, de se plonger des années en arrière, alors que je n’avais cessé de compter le nombre d’années qui s’était écoulé… J’avais pourtant très envie de t’embrasser …Ton corps provoquait toujours chez moi ce désir aussi brûlant qu'autrefois…
Mais quelque chose se serrait en moi… Je me disais qu’ Il avait de la chance. Je me demandais si tu l’avais aimé longtemps après moi ? Quand l’as tu rencontré; et comment ? Je me demandais si tu étais vraiment heureuse… Et si tu ne l’étais pas !… Je t’ai alors serrée contre moi ,en silence, et j’ai pensé à toutes ces années loin de toi… Je t’ai serrée dans mes bras et j’avais envie de te garder pour toujours… J’ai 40 ans, et je me dis que j’ai passé ma vie sans toi à mes cotés !
J’ai la seule certitude que je voulais te conquérir ou te reconquérir… Mais pourtant, je ne suis qu'un homme! Comme tout homme je peux être parfois misérable incapable de te dire un mot, de te dire vraiment ce que je ressens, incapable de revenir vers toi... Comme tous les hommes je peux être lâche car un homme n'aime pas être en rivalité avec un autre homme!
Toi et moi avançons dorénavant sur deux routes séparées. Pourtant, il me reste juste encore l'espoir qu’ un jour, elles se croiseront à nouveau… Mon espoir c’est ma mémoire qui ne cesse de te désirer … J’ai 40 ans et dans ma mémoire il y a tous les souvenirs que je conserve de toi , il y a tous mes espoirs… et tous mes regrets...
25 juillet 2009
Une seconde pour se dire je t'aime!
Texte inspiré par cet atelier
Il avait très envie de lui caresser sa nuque d'où quelques mèches retombaient de son chignon. Elle ne rêvait que de sentir une vague de baiser glisser le long de sa nuque quand elle sentait ainsi son souffle chaud et court ... Elle sentait sa main glisser le long de son dos. En la serrant un peu plus fort près de lui il sentait sa poitrine se plaquer contre la sienne et ses seins se soulever. Ce n'est pas sans le troubler; elle n'était pas sans avoir remarqué une telle virilité et elle sentit le bas de son ventre s'irradier... Ses mouvements lancinants ne faisaient qu'accentuer ses courbes gracieuses et elle sentait sa main descendre encore le long de sa hanche.
Il la regardait fixement mais d'un regard brûlant et il se disait que sa bouche semblait savoureuse... Ses yeux à elle étaient pétillants d'une lueur de désir qui semblait lui dire "encore! "...Puis un baiser vint incendier leur corps de désir, elle avait envie de se laisser enflammer sous ses mains expertes... Ses bras l'attiraient encore plus et à chaque fois qu'il l'enlaçait, elle sentait sa virilité s'affirmer encore plus, repoussant ainsi les limites de leurs deux corps qui basculaient, qui ondulaient, qui s'effleuraient... L'excitation montait à chaque fois qu'elle sentait sa cuisse musclé frôler son entrejambe; puis soudain...
Tout s'est arrêté... toute la salle les regardait dans ce silence tant leur tango était torride ! Eux ils avaient laisser danser leur coeur mais la musique n'était pas assez longue, il leur manquait une seconde pour se dire " je t'aime! "
15 mai 2009
Je me souviens...
Il s'agit d'un atelier proposé par Aléa: écrire une ou plusieurs phrases à la manière de Geoges Perec, commençant par "je me souviens".
Je me souviens de l'odeur de tes cigarettes
Je me souviens de ton parfum
Je me souviens du bleu de tes yeux
Je me souviens des courbes de ton corps
Je me souviens de ta poitrine généreuse
Je me souviens du miel de tes baisers
Je me souviens de la chaleur de tes bras
Je me souviens de la douceur de tes caresses
Je me souviens de ton corps contre le mien
Je me souviens on se consumait de désir
Je me souviens ce soir là nous n'avons pas fait l'amour!
Je me souviens le lendemain tu es partie
Je me souviens de tes larmes
Je me souviens... Premier amour quand tu nous tient
26 avril 2009
Parfum de désir
Inspiré par cet atelier du site psychologie
L'enveloppe était posé là sur le chevet...
Il l'ouvre encore... Comme à chaque fois son parfum s'en dégage, enivrant et se propageant dans toute la pièce et surtout dans la moindre parcelle de sa peau...
La sentir encore une fois et toujours là, à coté de lui... Laisser ses lèvres gourmandes se perdre dans son cou, ses lèvres si douces et tendres qui embrassent les siennes. Ressentir encore ses ongles s'enfoncer dans son dos. Se perdre dans ses yeux où on y lit toute l'expression de son désir.... Avoir encore ses mains dans les siennes, entrecroiser ses doigts dans sa longue chevelure dorée... Sentir encore la chaleur des ses bras sur son corps et la chaleur de ses baisers fiévreux... Plus rien n'existe à part le bonheur de leurs baisers! Sentir son corps s'approcher du sien, sa poitrine contre la sienne et ses seins se durcirent sous ses doigts... Sentir le rythme de son coeur battre à tout rompre sous sa poitrine et écouter le son de son souffle irrégulier.... Se fondre en elle et sentir son coeur et son corps vibrer encore plus fort sous son poids et ses caresses... Ne plus quitter ses bras, son corps et ses lèvres, la caresser encore et toujours et... arrêter le temps!
Soudain, il ouvre les yeux , brusquement comme tiré d'un doux et tendre rêve ... il est là , seul, dans la chambre au milieu des draps froissés... Elle est partie! Elle n'est plus à ses cotés... D'eux il ne reste que le souvenir de leurs étreintes, cette lettre sur le chevet, l'odeur de son parfum qui le transporte à l'occasion au milieu de leurs ébats... mais surtout il ne reste plus que la goût amer du départ et la certitude que le pire est au bout de son absence....


